Actualités du Relais

 

ULYSSE

 

LE SAMEDI 15 DECEMBRE à 20h30

 

Performance dansée

Troisième volet de la trilogie Slow Torments/Exposition de corps tourmentés

 

par Le Relais/Groupe Expir (Le Catelier)

 

conception de Vincent Lacoste

avec Marc Marchand

musique de Christophe Séchet

scénographie de Sophie Larger

 

●● Le projet Slow Torments est une invitation à déambuler dans un espace multiple où sont exposés, des corps vivants, mis à nu.

●● Ces corps sont dans des états limites. Ils subissent des contraintes qui leur rendent la vie difficile. Ils sont « tourmentés ».

●● Réduits à leur espace de vie sur une longue durée, ils luttent plus longtemps que le spectateur ne peut les observer.

●● Ulysse, seul sur un tapis, arpente infiniment son espace limité. Mu par une nécessité, il trace son chemin, devant sans cesse dévier, renoncer, et recommencer.

 

Dans un espace délimité par un tapis bleu dur, un homme cherche à trouver son chemin. Sans cesse repoussé par des obstacles invisibles, il rencontre des structures métalliques, sortes de charpentes donnant l’espoir d’un refuge. Sensation illusoire vite oubliée au profit d’une nécessité impérieuse de recommencer, reprendre la route, Ulysse sollicite sans cesse son corps, et ses capacités ultimes de mobilité.

 

Les spectateurs arrivent en ordre dispersé. Ils sont invités à se déplacer au bord de l’espace, observant le danseur depuis leur hauteur, et le contournant, ils l’encerclent. Cette situation dissymétrique des corps dansant et observant augmente le drame de la lutte d’Ulysse, et la sensation de sa noyade dans l’immensité bleue devient palpable, respiratoire.

 

Au sous-sol, on observa Ulysse. Un autre homme (Marc Marchand), une autre solitude. Le corps se plie pour se déplacer, dans un espace confiné et en même temps infini, vu qu’il n’y a nulle part un but à atteindre. Sa manière méthodique, sa quête si patiente, doit, là aussi, se faire à l’idée d’éternel.
Pas d’émotion comme moteur du spectacle. Celle-ci naît chez le spectateur du fait de se reconnaître dans ces présences suppliciées. C’est assez troublant en soi.

Thomas Hahn, Danser Canal Historique

 

Le projet Slow Torments invite le public à déambuler dans un espace où sont exposés des corps vivants. Ces corps sont dans des états limites, subissant une contrainte ou une action qui renvoie d’une manière ou d’une autre à l’idée de tourment. L’exposition, ouverte pendant une plage temporelle longue, implique un étirement du temps, d’où le titre : Slow Torments / Lents Tourments.

 

Ce projet réunit plusieurs performances dont L’Homme au Coin, ainsi que Candles (créée la saison dernière, et présentée au Relais en mars dernier). Il fait écho à la lecture du Jardin des Supplices d’Octave Mirbeau, roman de la fin du XIXème dans lequel un narrateur est amené à visiter un jardin où sont exposés des suppliciés. Les supplices sont de plus en plus en plus raffinés au fur et à mesure de la visite. On découvre ainsi une sorte d’inventaire des diverses manières de faire lentement souffrir un humain, qui devient lui-même matière à transformation, et matière à étonner le spectateur dans sa capacité du supplicié à résister, c’est-à-dire survivre.Slow Torments a été créé le vendredi 12 octobre à Paris dans le cadre du festival ZOA, Zone d’Occupation Artistique, dont Vincent Lacoste est le compagnon pour la quatrième année consécutive.

 

Slow Torments a été créé le vendredi 12 octobre à Paris dans le cadre du festival ZOA, Zone d’Occupation Artistique, dont Vincent Lacoste est le compagnon pour la quatrième année consécutive.

 

la soirée se prolongera autour d’un pot avec l’équipe artistique !

 

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