Actualités du Relais

Affiche-Alain-webALAIN – J’AVAIS UN PAYS AUTREFOIS

 

Théâtre

 

montage d’après les écrits du philosophe
Alain

 

mis en scène par Jean-Christophe Blondel
avec Itziar Luengo, Andréa Nistor, Aurora Poveda
création sonore de Christophe Séchet

 

par la Cie Divine Comédie (Rouen)

 
 
●● En 1914, le philosophe et pacifiste Alain, 46 ans, s’engage par solidarité avec les jeunes soldats, la génération de ses élèves.
●● En 1916, il écrit, à l’hôpital, une pièce, « 21 scènes de comédie », puis au front, un roman, « Le Roi Pot ».
●● Les scènes du front sont les plus comiques, celles du ministère, les plus effrayantes…
●● qui évoquent tour à tour la prière,
le pouvoir, la folie…

●● La catastrophe de cette jeunesse sacrifiée surprend violemment au détour d’une scène d’amour ou du monologue d’un guetteur dans la lumière de l’aube.
●● Un spectacle qui tend fort l’arc de l’émotion, interprété par trois jeunes comédiennes espagnoles et roumaine.
 

LE VENDREDI 15 DECEMBRE à 20h30
la soirée se prolongera autour d’un repas partagé avec l’équipe artistique

 

Alain est né en 1868 : cela fera 150 ans en 2018. Quand la guerre éclate en 1914, ce penseur pacifiste s’engage par solidarité avec les soldats, génération de ses jeunes élèves.

 

Il y écrit en 1916, lors d’un séjour d’un mois à l’hôpital, une pièce de théâtre, 21 scènes de comédie, portrait des mécanismes sociétaux et du pouvoir qui conduisent un peuple à la guerre, leurs effets sur l’individu au front et à l’arrière. Les scènes du front sont les plus comiques, celles du ministère, les plus effrayantes… Toutes éveillent les sens et la curiosité. En homme pudique, il tend lentement mais très fort l’arc de l’émotion, et la catastrophe de cette jeunesse sacrifiée nous surprend parfois violemment au détour d’une scène d’amour pleine d’esprit et de désir, ou du monologue d’un guetteur immobile dans la lumière de l’aube.

 

Il écrit la même année, « sur un sac de pommes de terre », un roman, Le Roi Pot, où il suit, et commente avec amitié, les rencontres, dialogues et pensées du soldat Urbain, son double. Humour, pensées virevoltantes, associations libres, paysages croqués d’un trait. Mais les paysages riants sont peu nombreux et laissent place à des vallées de boue, des villages de garnison. Les trajectoires d’Urbain racontent ses pensées : des chemins de traverse, des sentiers effacés, des ronces. Même les salons cossus où, simple soldat en permission, il croise ses anciens camarades d’études, sont des labyrinthes sans issue.

 

En lisant ces œuvres, on assiste à la progressive prise de conscience des mobiles de son étonnant engagement au plus bas de la hiérarchie militaire : pour résister à la tentation d’être complice d’une « élite » soumise à une pensée unique, Alain choisit la place de l’esclave, parmi « les meilleurs », les seuls finalement qui peuvent produire une pensée libre, tandis que leur corps est dans les fers et que le reste du monde les a abandonnés.

 

Cet homme a pensé et vécu dans sa chair des questions proches de celles qui nous assaillent aujourd’hui… Et… « ça joue », c’est du théâtre… ! La philosophie se fait poésie. Elle évite les didactismes, elle confronte.

 

Notre projet est de jouer un montage de ces 21 scènes et d’extraits du Roi Pot. Nous ferons ce spectacle en deux temps et en deux versions. La première version sera jouée au Relais le 15 décembre, et reprise dans les salles de classes de lycée et de collège. Puis ce sera, à l’automne 2018, une version plus étoffée en technique et en scénographie, qui se jouera dans les théâtres à partir de l’automne 2018.

 

Au plaisir de partager ce moment de découverte avec vous !

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